Qu’est-ce que la motivation (et comment la débusquer)?

What is « MOTIVATION »?

Dure à trouver parfois, la motivation se veut timide, joueuse (cache-cache), irrégulière, et in-saisissable.

Je vous invite à lire l’article de wikipédia sur le sujet: https://fr.wikipedia.org/wiki/Motivation

La motivation fonctionne par à-coups. Un jour je suis super motivé pour aller au sport, ou bosser sur l’écriture de mon livre (ce sont des exemples au hasard!!!); et l’autre jour, je me laisse aller sur le canapé. Je connais ça, tu connais ça, il connait ça, nous, vous, ils.

Quand je regarde en moi, quand je m’écoute (alloooo?), dans les moments où je n’ai pas de motivation, je ressens une faible énergie en moi, une sorte d’apathie, je suis mollasson(e)! Le mot est lâché! Oui je me sens mou, presque comme si de l’énergie s’échappait subrepticement de mon corps comme un bocal fissuré où l’eau s’échappe lentement et continuellement. Le fait de me « vider » ainsi n’est pas forcément conscient. Mais c’est ce qui se passe pour moi. La prochaine fois que vous êtes sur le canapé alors que vous avez des choses à faire, concentrez vous sur ce que vous ressentez (et partagez le moi en com’ ;)). Allez regarder ce qui se passe dans votre ventre et dans vos sensations physiques. Donc, je suis dans cet état, plus communément appelé « état larvesque », et le pire c’est que je me vois comme ça de l’extérieur, comme si je me dédoublais et je prenais conscience de l’être chenillé que je projette.

Qu’est-ce que je vais alors penser, puisque je vais me juger indéniablement?

Au début, je ressens ma flemme (ou plus joliment appelé, manque de motivation), puis cet état, ce ressenti, va se transformer en analyse mentale de la situation et générer des pensées. Je me juge, je vais me critiquer, je vais culpabiliser, je vais me flageller, je vais saper mon estime de moi, ma valeur d’être, je vais m’aimer un peu moins. Et pis quoi encore après ceci? Je vais renvoyer ces pensées dans mon ventre, dans mes émotions, et me sentir inconfortable, je vais sentir une gêne, un décalage, un désalignement, comme si « JE » n’étais pas « MOI ». Et je continue l’ascenseur avec les pensées envers moi qui dégringolent vers le bas. Tout ceci est un mécanisme rapide et le plus souvent inconscient.

Et ensuite, que se passe t-il? Oui, mais qu’est-ce qu’il se passe?

Et bien cet inconfort que J’ai généré (oui c’est bien MOI qui le crée), va me pousser à agir (ah enfin! oui mais attends). Sur quoi je vais agir? Je vais parfois manger (ou plutôt me remplir), je vais parfois regarder la télévision ou aller sur internet (pour détourner mon attention de ce que je ressens), je vais parfois boire (pas du lait hein on est d’accord – pour noyer mes sensations désagréables)… Chacun trouvera un moyen de combler cette déperdition d’énergie, de valeur. Le plus troublant c’est que je vais faire quelque chose qui continue à vider l’eau de mon bocal et qui continue à faire baisser mon estime!

Et je rentre dans un cercle vicieux. Sur le coup, j’ai l’impression que c’est peu couteux en énergie. Surtout en énergie physique; c’est plus facile de rester allongé que de faire du sport, c’est plus facile de rester chez soi devant la télé que d’écrire un article 😉 Je repousse juste une action, je la diffère. En soi, ce n’est pas grave. C’est la répétition de repousser mes actions (procrastination) qui commencent à générer tout ce dont j’ai parlé.

Après avoir décortiqué le processus de la non – action par manque de motivation, voici quelques indices pour se motiver.

Récemment, je regardais une vidéo de Roger Lannoy, disciple, collègue, poto, partenaire d’Anthony Robins, le pape du développement personnel. Il découpait la motivation en « motif à l’action ». Oui c’est super, j’ai mon pourquoi, mon motif « je veux ça ». Très bien. Bien-sur, là aussi il y a tout un tas de moyens, de techniques que je mets en œuvre dans mes coaching pour aider mes clients à passer à l’action. Et surtout à rester constant et persévérer.

Je vais ici décortiquer le moment de la motivation.

Pour moi, dans MOTIVATION, j’entends MOTEUR, MOT, ACTION, LOCOMOTIVE (oui celui là je sais pas d’où il me vient), T’Y VAS, MOT T’Y VAS ACTION.

(Notez moi en commentaires ce que vous entendez dans MOTIVATION)

C’est un terme qui bouge, qui vit, qui donne envie d’aller vers l’avant, qui est chargé d’énergie. Répétez le plusieurs fois et écoutez comment il sonne au fond de vous.

Pour passer de l’état apathique à motivé, il y a tout un processus. Je débute par prendre conscience de mon état. Qu’est-ce que je ressens? Ensuite, et c’est très important, qu’est ce que je pense de moi? Et là, pile ici, opération ninjaaaa! Wataaaa! Je stoppe ces pensées néfastes. J’adopte une position redressée (contraire d’avachi), je passe par le corps en premier, puis je change ces pensées nocives, plusieurs choix possibles ici dans l’aventure:

  1. je suis ok avec ce moment où je ne fais rien, c’est mon moment de détente et je l’accepte comme tel et moi avec (je m’autorise, et c’est bon pour moi). Je sais que je vais m’occuper de mes affaires après car j’ai tout programmé. Je souffle pendant un moment et je profite de l’instant présent en me concentrant et en profitant de ma détente.
  2. je me concentre sur qu’est-ce qui est important pour moi et quelle image de moi je veux voir, je me focalise sur des messages d’action, sur le fait que si je fais ça, je vais ressentir plus d’estime et donc de bien-être, je me nourris de moi-même, je suis seul(e) responsable de m’apporter de bonnes sensations. Importance ici de me concentrer sur ce que je ressens quand je fais ce que j’ai à faire.
  3. je laisse des pensées nocives continuer, et générer des ressentis inconfortables, je me lève et je me bouscule, comme d’habitude, vers mon réconfort (chocolat pas 85% minimum, boisson sucrée ou pas, crier sur quelqu’un…) et là tout se joue dans la conscience et la ré-a-pro-pri-a-tion de MON pouvoir personnel. Encore une fois, c’est moi qui décide entre: me nourrir sur le moment de quelque chose qui comble un instant (subir), ou me nourrir sur le long terme de chaleur intérieure, de satisfaction personnelle, de fierté de moi-même (décider et agir).

Pour être solide et durable la motivation doit être intérieure, elle m’est propre. J’agis pour moi et mon bien-être.

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